Vers une mode (plus) durable ?

Derrière ce titre d’article, une conférence qui s’est tenue le 21 mai au Tale Me Lab, showroom parisien dédié aux mamans et enfants éthiques.

Tale Me louer pour mieux s'habiller

Tale Me, on vous en a déjà parlé ici. Le concept ? Proposer des vêtements sains, pour la plupart bio et éthiques, à la location via un abonnement mensuel, pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. En effet, ce sont les moments de la vie où le corps se transforme le plus rapidement. Aujourd’hui, le choix est large : plus de 10 000 pièces sont disponibles en ligne ! Ce concept est une application concrète de la philosophie chère à l’économie du partage, « posséder moins pour utiliser plus ». Louer ses vêtements permet de réduire le coût carbone par six, par rapport à un achat de vêtement neuf.

Sloweare logo Ensuite, Eloïse Moigno présente le site Sloweare comme une boîte à outil permettant decréer une communauté grand public. Le site enregistre plus de 30 000 visites, c’est donc un grand succès ! Sloweare propose un guide online des boutiques éthiques. Pour intégrer cette sélection, la marque est challengée sur l’ensemble d’une vingtaine de critères de la Charte SloWeAre. Concrètement, cela consiste en un audit de 160 questions précises, qui permettent de comprendre comment fonctionne la marque et de vérifier la cohérence globale de sa démarche éthique.

SloWeAre website

Gayaskin est une toute nouvelle marque de vêtements écoresponsables pour femmes. La fondatrice, Hélène Deparis est passionnée de running et a remarqué qu’il existe deux types de marques spécialisées : soit ces marques font du greenwashing, ou alors elles ne sont pas adaptées au niveau du style ou de la technique. Les vêtements de run qui seront proposés à la vente seront conçus à base de bouteilles en plastique recyclées, de filets de pêche, tapis et chutes.  Gayaskin a été certifié Oeko-Tex à la fois pour l’obtention du fil, le tissage, la teinture et l’impression ! Toutes les matières premières du tissu viennent d’Italie, et le reste est fabriqué au Portugal : on a donc un tissu exclusivement européen !

+++ Gayaskin veut adopter une démarche de transparence la plus poussée possible : par exemple, la fondatrice admet que pour l’instant elle n’a pas trouvé de tissu fabriqué en Europe pour la partie du leggings permettant l’aération derrière le genou. Si quelqu’un a des suggestions, n’hésitez pas à leur proposer !

Pour en savoir plus : les premières collections sont en cours de conception et les préventes vont commencer en septembre. Leurs leggings se vendront à partir de 70 euros. Pour eux, il est impossible de vendre à un prix plus bas, dû aux coûts de fabrication élevés. Ils s’alignent toutefois sur les prix de marques de sport telles que Nike et Adidas, qui pourtant elles ne produisent pas de façon éthique, et ont donc des marges beaucoup – beaucoup – plus élevées !

Illustration du business modèle de Gayaskin

GayaSkin website

Clothparency logoEnfin, Marguerite Dorangeon, co-fondatrice de Clothparency avec Rym, prend la parole. Elle présente les résultats de leur enquête auprès des consommateurs : plus de 90% des répondants déplorent un manque d’informations lors d’achat d’un vêtement. Leur solution technologique ? Un prototype en forme d’extension Chrome, qui permet d’afficher des données, lorsqu’on est en train de faire du shopping en ligne. Ces données sont celles de l’ADEME et montrent la consommation en eau, en pollution de l’air et en pollution des milieux naturels. Un calcul entre ces différentes données permet d’afficher un scoring général du vêtement. Aujourd’hui, les fondatrices veulent aussi intégrer la dimension sociale dans le calcul de ce score (en intégrant des critères tels que les conditions salariales, le soutien pour l’artisanat et les savoir-faire locaux, la toxicité etc.), et veulent retravailler sur l’interface pour obtenir un outil de notation plus précis et facile d’utilisation pour le consommateur.

On a rendez-vous avec elles bientôt, on pourra donc vous en dire bien plus !

Enfin, Cécile présente le label « Une autre mode est possible » (UAMEP).  Ce collectif d’acteurs et designers textile est organisé comme un label de musique indépendant. Il a vocation à accompagner les créateurs dans la production et distribution de ce qu’ils font. Ce label n’est pas tout nouveau, il s’agit de la continuité d’une marque pionnière dans l’éco conception en France : L’herbe rouge, fondée par Arielle Levy.

Le label prône le minimalisme comme maître-mot : un vêtement intemporel pour pallier aux rotations incessantes des collections !

UAMEP présente aussi un de ses partenaires, la Fabrique idéale. Ce collectif propose des ateliers et des Repair Café couture nomades. Ils vont ouvrir un FabShop à Paris proposant des  ateliers couture pro, des cours de couture ouverts à tous, ainsi qu’un Café Couture avec une bibliothèque en accès libre.

Ainsi, pleins de solutions concrètes existent pour consommer mieux (et moins) 😉 !

 

Par Laura Gauvrit

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